Beuste

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Accueil Le village Patrimoine
Patrimoine

L’église Saint Jean-Baptiste

Envoyer Imprimer PDF


Beuste EgliseConsacrée à Saint Jean-Baptiste, l’église paroissiale de Beuste a été édifiée durant la deuxième moitié du 19ème siècle. Elle vient remplacer l’édifice de style gothique à nef unique datant du 14ème siècle.

En 1847, le Conseil municipal évoque le remplacement de l’église d’alors. En 1862, l’architecte départemental Gustave Lévy propose les premiers plans du futur édifice, plans qui feront l’objet de remaniements en 1863 et 1864. Les travaux débuteront en 1864 pour s’achever 9 ans plus tard. Notons que parmi les 16 églises du Béarn, œuvres du même architecte, nous trouvons dans la Plaine de Nay celle de Bordes (1884 avec les mêmes plans que Beuste) et de Boeil-Bezing (reconstruction en 1871).

La nouvelle église, construite sur un plan allongé, large de cinq travées, est en moellons enduits, coiffée d’un toit à longs pans d’ardoise. Le clocher-porche arbore une flèche polygonale.

Le tympan du portail est orné d’une sculpture représentant le baptême du Christ sur les bords du Jourdain. On y reconnaît Saint Jean Baptiste, saint patron de la paroisse qui, en baptisant le Christ institue le premier des sept sacrements ordonnant la vie des croyants.

Beuste EgliseLes vitraux sont l’œuvre du peintre verrier Louis-Victor Gesta. Ces « grisailles » à motifs géométriques ou représentant des personnages sont, comme leur nom l’indique, un camaïeu de gris obtenu par ajout d’oxydes métalliques avant la cuisson du verre. Elles sont produites dans la manufacture Gesta à Toulouse, parmi la plus grande productrice de vitraux de France à l’époque.

En 1875, la grêle brise les vitraux et l’on fera alors appel à Jules-Pierre Mauméjean, peintre verrier palois, pour les restaurer.

 

 

 

 

 

 

 


Bibliographie :

Maisonnave Jean-Philippe, Padrino Hervé (Inventaire général du patrimoine culturel aquitain)
Jacques Staes Promenade archéologique dans la plaine de Nay, Editions Marrimpouey, Pau, 1981

Michel Pastoureau, Gaston Duchet-Suchaux, La Bible et les saints, Flammarion, Paris, 2006
Attique « Visites en Aquitaine »

 

Le monument aux morts

Envoyer Imprimer PDF

A la suite de la Grande Guerre (1914-1918), environ 30 000 monuments furent érigés en France. Les combattants tombés sous les feux de Monument aux Mortsl’ennemi étaient enterrés sur le champ de bataille ou dans la commune où se trouvait l’hôpital d’arrière. Il apparut donc indispensable de témoigner la reconnaissance du peuple à ceux qui avaient défendu leur pays et qui reposaient désormais loin de chez eux.

Le monument, en pierre de taille, situé sur la place de l’église, se compose d’un socle supportant un obélisque. Très sobre, il est orné d’une Croix de guerre, décoration militaire des soldats tombés au champ d’honneur.

Vingt-six Beustois ne rentreront pas de la Première Guerre, trois Beustois seront victimes de la Seconde guerre mondiale.

ENFANTS DE BEUSTE MORTS POUR LA FRANCE

Guerre 1914-1918

ARRISCASTRE Paul

BARADAT Jean

BARADAT Henri

BERNET Marcel

CANTON Hector

CABANNE Janvier

CAMY-DEBAT Léon

CARITON Roger

CAPDESSUS Cyrille

CASSOU Raphaël

CAZAUBON Pierre

CAZAYUS-DESSUS Isidore

CAZAMAYOU Laurent

 

DOASSANS-CARRERE Lucien

FAURDESSUS Gaston

FAURDESSUS Pierre

HUMARAU Victor

LABORDE-DEBAT Jean-Baptiste

LABORDE-TURON Léon

LAFON Honoré

LASSUS-DEBAT Julien

LASSUS-DESSUS MARIA

LOURTEIG Jean

LOUSTAU Jean

MAGENDIE Pierre

PEMOULIE Albert

SANS Georges

 


Guerre 1939-1945

 

LABORDE-TURON Laurent

FOURCADE Henri

MESPLE Cyrille

 

Les moulins

Envoyer Imprimer PDF

Le patrimoine de la commune de Beuste possède trois moulins à eau. Deux viennent d’être restaurés. 

Mais rappelons ici l’histoire de la création de ces moulins.moulincamy
Au Moyen Âge, le moulin à eau se développe, à partir du IXe siècle, l'utilisation de l'énergie hydraulique plutôt qu'animale permet une productivité sans comparaison avec celle disponible dans l'antiquité (chaque meule d'un moulin à eau peut moudre 150 kg de blé à l'heure !).

À partir de la révolution industrielle, les moulins à eau utilisent une roue horizontale (à axe vertical) également dite « turbine » bien plus efficace, en particulier dans le cas des moulins « à retenue », qui sont en général de taille modeste. Cependant, le débit d’eau du Lagoin n’est pas suffisant pour mouvoir tout au long de l’année les meules à grain.

La deuxième moitié du XIXe siècle vit naître le canal du Lagoin, un de ces grands travaux réalisés sous le Second Empire, une réalisation ambitieuse pour l’époque.

•  En 1848, quelques propriétaires des cinq communes arrosées par le Lagoin demandent l’ouverture d’un canal relié au Gave qui apporterait un supplément d’eau dans les périodes d’été et d’hiver.

•  Les pouvoirs publics, Conseil général et Préfet, se montrent très favorables au projet. D’abord pour des raisons de salubrité : en période de sécheresse, le Lagoin cessait pratiquement de couler, formant de nombreuses mares, sources d’épidémies pour les animaux, et de « fièvres paludéennes » pour les hommes. Ensuite pour les besoins de l’agriculture et des moulins.

•  En 1857, le préfet des Basses Pyrénées donne droit aux constructions de moulins à farine sur le Lagoin.  Ainsi, 22 moulins naîtront entre Saint –Vincent et Aressy.

•  En 1857 : Naissance du moulin Lurdos                moulin2

•  En 1857   : Naissance du moulin Barbé-Barrailh.  

•  En 1879   : Naissance du moulin Camy. 

Les  moulins à eau, tout comme les moulins à vent, ont été supplantés au XXe siècle par l'arrivée de la machine à vapeur, puis par le moteur électrique.

Le livre « Lettres de mon moulin » d’Alphonse Daudet explique bien la fin de vie de ces moulins, notamment au travers du conte «  Le secret de maître Cornille »

Ce n'est pas un culte passéiste. Aujourd'hui, le moulin est reconnu comme un élément de notre patrimoine, raconteur d'un pays et de son histoire, témoin d'une société, et d'un mode de vie qui font partie de notre histoire.

Le moulin représentait une source de vie et de travail, était un lieu de rencontres et d'échanges.

La remise en état d'un moulin représente donc trois pôles d'intérêts:
• Culturel et architectural,
• La valorisation d'un site,
• La conservation des écosystèmes liés aux zones humides.

moulinbarbLe moulin Barbé-Barrailh puis dernièrement Camy ont été restaurés dans le respect de la tradition et viennent enrichir le patrimoine de notre village.

Vous pouvez prendre de plus amples informations, auprès du  site Ardatza-Arroudet, le site des Amis des Moulins du Pays Basque et du Béarn

 http://www.ardatzaarroudet.asso.fr/?/moulins/Barbe-Barrailh 

 

 



Beuste et son Lagoin

Beuste en images ..